Analyser le comportement par la conversation (CIA style)

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Dans une conversation, il est parfois difficile d’analyser le comportement de quelqu’un. Il n’est pas rare de se rendre compte qu’au cours d’une conversation, notre humeur peut fluctuer drastiquement en fonction du comportement de nos interlocuteurs, même quand on ne sait pas bien pourquoi exactement.

Comment savoir si l’autre cherche à dominer la conversation, s’il nous manipule ? Comment analyser le comportement de l’autre et comprendre ses intentions dans une conversation ? 

Analyser un comportement par la conversation peut être une capacité très utile dans toutes sortes de situations : Négociation, conflit, aide à autrui, enseignement… 

Analyser le comportement en conversation : La méthode

Des sommes d’argent immenses ont été versées par les différentes grandes puissances pour comprendre comment fonctionnent les dynamiques relationnelles et former les services secrets à en maîtriser les techniques. Peu les connaissent : Chercheurs en psychologie sociale, agents entraînés, politiciens haut placés,… Et puis nous : Les conversari de haut vol.

Dans le domaine de l’analyse psychologique, une seule idée est à garder en tête pour analyser en temps-réel le comportement de vos interlocuteurs pendant une conversation : 

Où fluctue l’énergie (l’influence) dominante ?

Le mindset est simple : Si vous arrivez à repérer schématiquement où se trouve l’énergie, le centre de gravité de la conversation, alors vous débloquerez toutes les techniques facilement. 

Grâce à ces nouveaux axes d’observation, vous pourrez analyser le comportement des participants de la conversation avec précision, un peu comme si c’étaient des animaux. Et ainsi :

  • Avoir une longueur d’avance
  • Déterminer efficacement et rapidement qui contrôle la conversation
  • Déterminer comment ce contrôle est effectué
  • Comprendre les intentions de l’autre
  • Apprendre à cibler les bons moments pour intervenir de la manière la plus judicieuse : En organisant des ruptures de pattern, en posant les bonnes questions… Comme vous voulez !

A retenir pour analyser le comportement dans une conversation :

L’idée est de rester à l’écoute, éveillé, focalisé, sur les changements de direction dans l’énergie dominante. Cette énergie peut évoluer autour de l’autre et produire comme un champ magnétique, où on se sent attiré. Elle peut se situer autour de vous, et vous remplir de confiance et d’une agréable sensation de contrôle. Elle peut être extrêmement variable, et changer de place comme une balle de ping pong.

Analyser le comportement par la conversation : La prise du sujet

La prise du sujet

Axes principaux du comportement

  • Démontre une bouffée de confiance en soi
  • Représente un comportement dominant

Couper la parole

Direct, brutal, dominant. Couper la parole est souvent perçu comme extrêmement malpoli et insultant, mais se retrouve chez la plupart des grands leaders qui n’hésitent pas à affirmer leur autorité en coupant leur interlocuteur au milieu de sa phrase.

Il est intéressant d’analyser le comportement lors d’une coupure de parole car celle-ci prend sa source dans l’agressivité dans la plupart des cas.

Une des raisons les plus communes à ce comportement est la réaction à une “menace” perçue, donc une réaction d’autodéfense.

Parler en premier

Parler en premier n’est pas un acte anodin. Surtout lors des premières minutes d’une conversation, lors de présentations, ou après un silence pesant (un blanc).

Cela démontre une bonne confiance en soi sur le moment et pourrait se voir comme “se jeter à l’eau”. Plus la situation est tendue, plus la confiance en soi est solide si on parle en premier.

Rediriger le sujet de conversation

Cette troisième forme de la prise de sujet est la plus subtile mais dénote d’une bonne intelligence émotionnelle et d’une bonne conscience de la conversation, ce qui est un élément très important pour analyser le comportement.

Plus la redirection du sujet est fluide et élégante, plus on peut supposer que la personne a une bonne conscience de la dynamique sociale et une forte influence

En gros...

L’action de la prise de sujet présente plusieurs axes intéressants : 

  • Le comportement démontre une bouffée de confiance en soi
  • Il représente parfois un comportement dominant
  • Le comportement peut démontrer une réaction d’autodéfense
  • Le comportement peut démontrer différents degrés d’intelligence émotionnelle et d’influence.

Analyser le comportement par la conversation : La permission

Dynamiques de permission

Axes principaux du comportement

  • Démontre une perception de supériorité hiérarchique
  • Représente un comportement dominant

Forme impérative : Ordre direct

L’ordre direct est la forme la plus confiante d’autorisation ou de permission. 

C’est plutôt instinctif comme constat, mais on peut supposer que plus l’ordre est fort et obéi (“Assieds-toi”, “Passe-moi le sel”,…) et plus la personne a un statut élevé sur le moment

Vous seriez surpris de voir combien d’ordres directs sont donnés et obéis/désobéis dans une simple soirée entre potes.

Forme suggestive : Proposition ou invitation

La forme suggestive, ou permissive, est beaucoup plus fine et élégante, mais moins assertive. 

On l’entend souvent comme “assieds-toi, je t’en prie”, “tu serais bien aimable de me passer le sel”, etc. Ici, l’ordre, qui devient une offre, est beaucoup plus facilement résisté. On se concentre donc plutôt sur la loi des grands nombres : Plus il y a d’invitations acceptées, plus il y a d’engagement, et donc plus le statut social devient élevé.

Surtout, il est très intéressant de voir comme certaines de ces propositions semblent parfois inutiles, mais formulées tout de même pour entraîner une obéissance.

En gros...

Dans les deux cas, l’obéissance à un ordre ou l’acceptation d’une proposition peuvent être perçues comme une forme de soumission à un statut social dominant plus élevé. Il est très intéressant d’analyser le comportement dans la conversation en observant cet aspect.

Attention toutefois : L’acceptation de la dominance n’est pas une mauvaise chose en soi. Seuls les sociopathes et les personnes dangereuses refusent de se soumettre simplement par principe. Les relations de dominance/soumission sont tellement variables qu’il est impossible de déterminer un cas général basé sur un simple exemple dans le temps.

Analyser le comportement par la conversation : Direct/Indirect

Assertivité verbale

Axes principaux du comportement

  • Preuve d'audace, prise de risque
  • Prise de confiance

Mode "cash" enclenché

Dans la même veine que les dynamiques de permission, l’assertivité joue un rôle très important dans le degré de confiance en soi et la capacité à prendre des risques. On retrouve beaucoup d’assertivité chez les gens n’ayant pas peur du conflit, et une forte résistance à l’assertivité chez les gens évitant le conflit. Toutefois, il est difficile de dire que ce comportement entraîne un statut dominant car l’assertivité peut-être combattue. 

En revanche, une assertivité acceptée ou non-critiquée entraîne une acceptation de la dominance. C’est pour cela qu’on la retrouve beaucoup chez les leaders, qui n’ont pas froid aux yeux lorsqu’il faut dire les choses. 

En gros...

Analyser le comportement dans la conversation en se concentrant sur l’assertivité apporte des indices sur le degré de prise de risques et de capacité d’audace de la personne, ainsi que son niveau de confiance.

Analyser le comportement par la conversation : Le toucher

Toucher physique / psychologique

Axes principaux du comportement

  • Perception de supériorité hiérarchique 
  • Conscience de l'effet produit (persuasion ?)
  • Comportement dominant

Toucher tactile

Le toucher tactile est le dada des grands séducteurs. L’intention est très souvent de persuader ou séduire, et se retrouve plus souvent chez les extravertis, de manière naturelle. Si vous repérez du toucher tactile momentané de la part d’une personnalité introvertie, ouvrez l’oeil : Il se passe certainement quelque chose.

Il existe plusieurs zones de toucher tactile et différents degrés d’efficacité. Si vous repérez du toucher sur les zones “sensibles” comme la main, le coude, l’avant-bras, entraînant une réaction passive (pas de recul ou de malaise), vous pouvez être sûr à 90% que la personne se laissera convaincre par ce que lui dit l’autre.

Si vous repérez du toucher dans les zones plus “solides” comme les épaules, les hanches, le haut des bras, alors il s’agirait plutôt d’une situation de dominance, même non-agressive. Si elle n’est pas répliquée, on peut supposer que la dominance est acceptée.

En gros...

Le toucher, qu’il soit physique (tactile) ou psychologique (parler de certains sujets émotionnellement forts) représente plusieurs axes intéressants :

  • S’il est effectué de manière initiative (en premier, et pas en réaction), alors on peut supposer un accroissement de la supériorité hiérarchique et de la dominance 
  • Le plus souvent, surtout dans les zones “sensibles”, la personne a conscience de l’effet produit, donc perçoit la technique comme un outil. Attention. 

Stop ! Avant de partir !

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Sat Nam 💜

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