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Langage non-verbal de la nervosité et du malaise

Le stress, le mensonge, la nervosité… Tout ça déclenche des réactions dans le mental, dans la conscience. Et le mental a tendance (99,9% du temps) à évacuer cette énergie dans du mouvement, dans ce que l’on appelle le langage non-verbal. Et l’homme s’est vite rendu compte que le langage du corps peut être décrypté, analysé, disséqué dans tous les sens. Savoir comment analyser le langage non-verbal de la nervosité, c’est une compétence très utile pour détecter un mensonge, un malaise, et une multitude d’autres indications sur le climat mental de quelqu’un, même dans une conversation ! Mieux analyser la personne en face de vous tout vous permet de mieux l’écouter et donc… de créer un rapport très solide.

Langage non-verbal : la barrière physique

En général, quand on ressent du malaise, on se braque. Se braquer, c’est une expression, oui. Mais c’est aussi complètement une réalité.

Cette expression illustre bien les gestes physiques qui interviennent sur le moment : on « lève une barrière », on est « fermé d’esprit », etc. La barrière physique, championne des symboles de l’inconfort. Mais quel est le langage non-verbal de la barrière ?

Les bras croisés : désaccord et inconfort

Le langage non-verbal des bras croisés : ce grand classique de la barrière émotionnelle est le détenteur du titre depuis… bah, depuis toujours. Croiser les bras, c’est inconsciemment protéger son thorax et les organes vitaux. On le fait dans les cas suivants :

  • Désaccord
  • En attente d’un meilleur argument
  • Si on se sent attaqué(e)
  • Si on a FROID. Eh oui. Attention au contexte, donc…

Langage non-verbal des jambes croisées

Tout comme les bras croisés, le langage non-verbal des jambes croisées trahissent aussi l’inconfort, le stress, ou la nervosité. Le langage des jambes est très expressif, parce qu’il s’agit d’une partie du corps située plus loin des yeux. Loin des yeux, loin du cœur… et de l’attention. C’est une façon pour le corps de libérer ses entraves émotionnelles tranquillement.

On croise les jambes pour les mêmes raisons que les bras. Croiser les jambes et les bras en même temps, ça s’appelle une posture complètement fermée, et ce n’est vraiment pas bon signe. 

Les jambes croisées (chez les femmes) peuvent aussi être un signe de séduction. A vous de jauger le contexte et en déduire votre conclusion.

Langage non-verbal des pieds

Les pieds. Un membre situé encore plus loin que les jambes. Le langage non-verbal des pieds est donc un des indicateurs les plus fiables de notre corps. Les pieds sont parmi les premiers membres responsables des fuites émotionnelles. L’analyse non-verbale des pieds se focalise sur la direction qu’ils pointent. Les pieds parlent pour nous : 

  • Ses pieds sont tournés vers vous : tout va bien
  • Un pied vers vous, mais l’autre pointe ailleurs (la porte ?) : pure politesse. Ils aimeraient être ailleurs.
  • Ses deux pieds pointent ailleurs que vers vous : ils sont intéressés par ce qu’ils pointent (un quai ? Une porte ? Une personne ?..).

Détourner le visage

Le langage non-verbal du détournement de la tête ou du visage indique généralement une absence d’intérêt momentanée. Pour l’analyse non-verbale : plus le visage se détourne et plus les yeux fixent au loin, plus on peut en déduire que la personne se focalise sur un autre objectif. Les émotions associées sont de l’ordre de la perte d’intérêt, voire carrément le malaise ou la nervosité. Il est important de virer de bord et de capturer son attention ! Pour ça, la rupture de pattern est une technique de mentalisme intéressante.

C’est l’opportunité de poser une ou deux questions engageantes pour stimuler votre interlocuteur (sans forcer !), et de faire preuve d’écoute active et d’empathie. Et de BIENVEILLANCE.

Mettre de la distance

Si une personne veut créer une autre forme de distance et qu’elle veut rester subtile, elle optera pour une distanciation indirecte. Cette façon dissimulée de bloquer l’interaction peut se traduire par ce genre de langage non-verbal :

  • Placer un objet entre vous, comme une séparation
  • Des mains qui cachent le champ visuel
  • Toute autre idée à portée de main pour mettre de la distance

N’ayons pas peur de le dire : C’est très mauvais signe. Quand on est à l’aise, on a plutôt envie de libérer l’espace pour « inviter » l’autre chez nous. Tandis qu’ici, c’est tout le contraire !

C’est le moment de créer du rapport et resserrer le lien de confiance en changeant de sujet, d’environnement…

Par exemple, si vous êtes à table, levez-vous et allez ailleurs avec eux tout en parlant de météo. C’est radical.

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